IPG - Institut de Pathologie et de Génétique
Projets de recherche
En attendant d'avoir une liste des projets plus récente, voici la liste des projets soutenus en 2007 (pour un montant global de 300.000 €). Vous en trouverez un petit descriptif plus bas et, pour certains, un document plus détaillé en téléchargement.
TPOH
Dr P.DELREE
Ce programme de recherche est centré sur l’étude de la tryptophane hydroxylase, qui est l’enzyme limitante de synthèse de la sérotonine. La sérotonine est un neurotransmetteur et un métabolite, intervenant dans de nombreux processus physiologiques et physiopathologiques, tels que la modulation du signal douloureux, les troubles de l’humeur et la dépression,…
Nous avons pu démontrer, de façon originale, la présence de cette TPOH dans les neurones des ganglions rachidiens, qui assurent la genèse des informations sensitives et douloureuses. Actuellement, ce programme est centré sur l’identification des sous-types de mRNA codant pour la TPOH, présents dans ces neurones, et des mécanismes contrôlant la traduction de ce mRNA dans ces mêmes neurones.
Ce travail est réalisé en collaboration avec le Département des Neurosciences de l’Université de Liège.
Pour plus de détails, voir le document téléchargeable ICI (format pdf - 106ko).
Evaluation de la procédure UroVysion (FISH) dans la détection des cancers urothéliaux.
M D. SARTENAER; Dr J.M. VERDEBOUT ; Dr M.R. CULOT-HUSSON
Le cancer de la vessie est un cancer très fréquent avec 90.000 nouveaux cas diagnostiqués en Europe et 260.000 dans le monde. Ce cancer présente un pourcentage élevé de récidives, à peu près 80% des tumeurs récidivent après le traitement initial et 30% des tumeurs récurrentes progressent.
Les patients atteints d’un cancer de la vessie sont suivis principalement par cystoscopie et cytologie. Cependant, si la cytologie est une des méthodes les plus spécifiques, elle présente par contre une faible sensibilité pour ce type de cancer, surtout pour les bas grades. En ce qui concerne la cystoscopie, c’est une technique invasive et coûteuse.
Un test génétique pour le diagnostic et le monitoring de la récurrence des cancers urothéliaux a été développé par Halling et al (2000) sous forme d’un kit (UroVysion).
Le test UroVysion est une méthode non invasive, utilisant la technique d’hybridation in situ fluorescente (FISH), d’analyse d’échantillons d’urine fixés sur lame microscopique.
Le kit consiste en un mélange de 4 sondes ADN spécifiques des chromosomes 3,7,9 et 17.
Le test UroVysion consiste à détecter et à quantifier le nombre de copies des chromosomes 3,7,17 (trisomie, polysomie) et du locus 9p21 (délétion) par FISH sur des échantillons d’urine.
L’évaluation initiée en 2006 et prolongée en 2007 consiste en :
- la comparaison de méthodes d’isolement des cellules à partir d’échantillons d’urine.
- la comparaison des résultats FISH avec ceux de la cytologie/histologie sur:
- échantillons d’urine de patients chez qui un diagnostic histologique de carcinome a été posé (avant traitement)
- échantillons d’urine chez des patients en cours de traitement :
chez ces patients, une analyse FISH rétrospective est réalisée sur le prélèvement histologique du diagnostic afin de déterminer les anomalies chromosomiques éventuellement présentes dans la tumeur initiale.
Pour plus de détails, voir le document téléchargeable ICI (format pdf - 105ko).
Utilisation de «CGH-microarray» pour la détection d’anomalies génétiques chez des patients atteints de retard mental et/ou de malformations congénitales (MR/MCA).
Dr Sc. B. GRISART
Les patients atteints de retard mental et/ou de malformations congénitales représentent 2-3% de la population. Dans bon nombre de cas, ces anomalies dérivent d’un réarrangement chromosomique. L’identification de celui-ci repose sur l’établissement du caryotype ou sur l’analyse de syndromes connus par hybridation avec des sondes fluorescentes (FISH) ou, encore, par des techniques de biologie moléculaire. Récemment, la CGH microarray (Comparative Genomic Hybridization) a été proposée pour identifier des réarrangements génétiques sub-microscopiques. Cette technique permet d’accroître de façon substantielle le nombre de patients pour lesquels un réarrangement susceptible d’être à l’origine de leur symptomatologie a été identifié. Notre projet de recherche devrait contribuer à caractériser de nouveaux réarrangements et à mettre en évidence les mécanismes moléculaires sous-jacent à l’apparition de ces anomalies.
Profils de METHYLATION de l’ADN : impacts sur le diagnostic et le pronostic des pathologies malignes.
Dr Sc. P. VANNUFFEL ; Dr J.M. VERDEBOUT
Ce projet se propose d’étudier les variations de méthylation (hypo ou hyperméthylation) en quantifiant les îlots CpG méthylés, soit de manière globale ou à partir de promoteurs ou de gènes spécifiques de différents types de pathologies malignes (« onco » et « hémato »).
Dans un second temps, les données obtenues seront corrélées avec les différentes indications cliniques (diagnostiques, pronostiques, …) disponibles.
Pour plus de détails, voir le document téléchargeable ICI (format pdf - 182ko).
FISH sur myélomes.
Dr Sc. K. RACK
Le myélome multiple est une hémopathie maligne caractérisée par une prolifération plasmocytaire monoclonale envahissant la moelle hématopoïétique. Comme dans de nombreuses hémopathies malignes, les anomalies chromosomiques se sont avérées conférer un pronostic particulier.
Leur détection par caryotype standard est difficile dans les myélomes en raison à la fois du faible pourcentage de plasmocytes dans la moelle et du faible potentiel prolifératif des plasmocytes malins. Malgré l’introduction de nouvelles techniques de culture, le taux de détection des anomalies reste très bas dans cette pathologie.
Etant donné ces limitations, une analyse FISH effectuée sur les plasmocytes et qui cible certaines anomalies récurrentes peut être réalisée. Cette approche permet de dépister des aberrations génomiques dans presque tous les cas de myélomes permettant ainsi l’établissement d’un pronostic de survie du patient.
Pour plus de détails, voir le document téléchargeable ICI (format pdf - 128ko).
Etablissement de lignées lymphoblastoïdes.
M. B. PARMENTIER
Lorsque les différentes analyses de routine ont été réalisées sur un prélèvement, la quantité de matériel restant disponible pour une éventuelle étude approfondie constitue le plus souvent un facteur limitant.
Un moyen de disposer pour chaque cas intéressant d'une quantité de matériel illimitée et facilement disponible pour la recherche ou la mise au point de nouvelles techniques d’investigations est l’établissement d’une lignée cellulaire. Nous utilisons l’EBV comme virus transformant afin d’obtenir une population stable et homogène de cellules ayant en théorie une capacité illimitée de division.
Cette technique est donc indispensable si des analyses exhaustives doivent être réalisées sur un même prélèvement et évite une(ou de) nouvelle(s) intervention(s) médicale(s) si le matériel encore disponible est insuffisant.
Pour plus de détails, voir le document téléchargeable ICI (format pdf - 92ko).
Evolution neurologique, radiologique et biologique de patients atteints de MELAS.
Dr P. RIBAI
Observer l’évolution neurologique, radiologique et biologique de 30 patients atteints de MELAS, traités par Idébénone 5 mg/kg/j pendant un an.
Pour plus de détails, voir le document téléchargeable ICI (format pdf - 135ko).
Etude génétique des amyotrophies spinales atypiques.
Dr I. MAYSTADT ; Pr Ch. VERELLEN-DUMOULIN
Athérosclérose
Dr P.DELREE ; K. Zouaoui de Vésale
Ce projet, en cours depuis plusieurs années, en collaboration avec le Laboratoire de Médecine Expérimentale de l’Hôpital André Vésale à Charleroi, étudie l’implication de la myélo-peroxydase (MPO) synthétisée par les cellules inflammatoires, dans la physiopathologie de l’athérosclérose (maladie entraînant l’obstruction des vaisseaux).
Cette enzyme peut oxyder différentes molécules, dont les lipides et particulièrement les LDL (Low Density Lipoprotein).
Nous avons pu ainsi démontrer la présence, dans les plaques d’athérosclérose, de lipoprotéines oxydées par la myéloperoxydase (Mox-LDL) et étudier l’action de ces Mox-LDL dans différents processus physiopathologiques (interférence dans la synthèse et la sécrétion de cytokines, perturbation du fonctionnement de la cellule endothéliale,…).
Greffe
Dr P.DELREE ; V. Coulic
En collaboration avec le Laboratoire de Médecine Expérimentale de l’Hôpital Brugmann à Bruxelles, un modèle original d’organogénèse embryonnaire ectopique a pu être mis au point chez le rat. Ce modèle permet d’étudier, chez un rat adulte, la formation de différents organes, tels que le cœur, l’œsophage, l’estomac, l’intestin ou encore le foie. Ce modèle consiste à greffer, dans le pavillon auriculaire (oreille externe) de rats adultes, des organes embryonnaires.
Lorsqu’ils sont greffés, ces organes subissent une première phase de désorganisation et de nécrose ischémique, pour redémarrer ensuite le programme embryonnaire d’organogénèse à partir de cellules peu différenciées, probablement progénitrices.
Ce modèle, par sa simplicité et son accessibilité aux manœuvres expérimentales, est particulièrement adapté à l’étude de l’organogénèse embryonnaire.
Dernière mise à jour : 22 avril 10 |