IPG - Institut de Pathologie et de Génétique
Département de l'anatomopathologie
Histologie
Macroscopie et découpe
Dans le domaine de l'anatomie pathologique, la macroscopie est la première étape d'une procédure technique à visée diagnostique. L'étude des organes, des tissus, des cellules permet de poser ce diagnostic.
La description et la découpe de chaque pièce opératoire ou petite biopsie s'effectuent sous la responsabilité médicale. La description est systématique et elle comporte des critères de type : aspect externe de la pièce, poids, mensurations, aspect et localisation de la tumeur, nombre de fragments reçus. La découpe consiste à prélever les tissus qui seront étudiés par le pathologiste.
L’Institut dispose également de caméras digitales à haute résolution et d’un logiciel performant destiné à la capture et à l’archivage d’images macroscopiques, accessibles grâce à un réseau interne. Ces documents photographiques constituent un complément descriptif qui permet au pathologiste de connaître l’état initial de la pièce anatomique avant sa découpe. Ces clichés peuvent être joints au rapport d’analyse.
La biopsie reçue est ensuite découpée selon des plans précis en fonction de sa taille, de sa nature et de son origine. Elle est ensuite conditionnée dans de petites cassettes qui vont permettre une inclusion des fragments isolés dans de la paraffine.
Service technique histologique
L’inclusion de fragments généralement de petite taille dans la paraffine permet ensuite la réalisation de coupes de quelques millièmes de millimètres d’épaisseur. Les plus belles de ces coupes sont déposées sur des lames de verre et, après différents traitements additionnels, sont colorées.

Ce sont ces lames, observées au microscope par les pathologistes, qui autorisent un diagnostic.
Une équipe de 11 techniciens entraînés à l’usage du microtome, à la gestion des blocs d’inclusion et à la coloration des lames assure la prise en charge quotidienne de 750 blocs environ.
Service immuno-histochimie
En plus de la coloration de routine, les pathologistes peuvent souhaiter le marquage spécifique de constituants cellulaires ou tissulaires dont la présence ou l’absence peut renforcer le diagnostic établi.
De nombreuses colorations histochimiques spéciales sont par conséquent accessibles sur simple demande et en seconde intention .
Le marquage immunologique participe à la même intention : la mise en évidence de marqueurs de pathologies ciblées. Cette fois, ce sont des antigènes qui sont visés. Ils concernent par exemple certaines formes de cancer ou d’atteinte virale. Ils permettent aussi de caractériser l’état fonctionnel du tissu analysé grâce au ciblage de récepteurs hormonaux, d’oncogènes, de déficits géniques, de dépôts d’immunoglobulines. Selon la technique mise en œuvre, les marquages sont ensuite lus en microscopie classique ou par immunofluorescence au départ de coupes de tissus inclus dans la paraffine ou simplement et directement congelés après exérèse.
Plus de 140 antigènes sont spécifiquement utilisés dans le respect strict des contrôles de qualité.
Service de microscopie électronique
En remplaça nt la lumière ordinaire par un flux d'électrons, le microscope électronique atteint des grossissements de l'ordre de 500.000 fois, afin de distinguer et d'étudier les différents éléments présents à l'intérieur d'une cellule. Il peut ainsi, notamment, révéler la présence d'anomalies ultrastructurales au niveau des cils bronchiques, des flagelles de spermatozoïdes, mettre en évidence la dilatation anormale des mitochondries ou encore de visualiser la présence de substances (lipides, glycogène, ...) témoignant d'une atteinte dysmétabolique du type maladie de surcharge.
La microscopie électronique présente donc un grand intérêt pour l'étude des structures fondamentales.
Renseignements techniques
Histologie, Histochimie et immunohistologie, Microscopie électronique
Dernière mise à jour : 03 novembre 06 |