IPG - Institut de Pathologie et de Génétique
Présentation de l'anatomopathologie
Les médecins pathologistes tentent d'établir le plus précisément possible le diagnostic des maladies (pathologies) sur base de biopsies endoscopiques, ou de prélèvements chirurgicaux qui sont examinés d'abord macroscopiquement puis au microscope optique après préparation de lames histologiques.
Ces lames histologiques (l'histologie est l'étude de tissus) sont colorées soit de façon standard soit par des colorations spéciales visant à mettre en évidence certains constituants tissulaires (collagène, bile,...), infectieux (bactéries, champignons) ou encore chimiques (fer, cuivre, calcium, ...).
Ces techniques spéciales sont variées et font appel à l'histochimie, à l'immunohistologie (reconnaissance sur coupes de différentes protéines à l'aide d'anticorps spécifiques) ou encore à la microscopie électronique (étude ultra-structurale des prélèvements).
En marge de ces approches classique de l’histologie, d’autres méthodes sont de plus en plus utilisées aujourd’hui. L’histo-enzymologie, par exemple, permet de connaître l’activité enzymatique de tissus – principalement des biopsies musculaires – congelés au cryostat dès leur prélèvement.
Les méthodes de biologie moléculaire trouvent également une place grandissante, principalement quand les pathologies ciblées ont une composante génique. Ces techniques peuvent être appliquées sur des coupes en paraffine (on opère alors une hybridation in situ ou FISH) ou sur des extraits tissulaires. Dans tous les cas, cette approche assure une conjonction étroite et tout à fait originale des départements d’Histologie et de Génétique.
Si le diagnostic de certaines pathologies est simple, il peut aussi s’avérer particulièrement complexe. Or, le traitement à faire suivre ensuite au patient dépend dans un grand nombre de cas de la précision du diagnostic fourni. Cela implique que les techniques les plus fines soient mises en œuvre, mais également que le tableau clinique soit connu : des pathologies différentes peuvent en effet mener à des atteintes tissulaires identiques. Le diagnostic précis ne peut par conséquent être établi que moyennant l’intégration de toutes les informations disponibles. La mise en œuvre d’un système qualité établi sur le référentiel ISO 15189 est de nature à renforcer la cohésion nécessaire entre cliniciens et pathologistes.
Dans certains cas, les pathologistes sont amenés à réaliser des autopsies afin de préciser les différentes pathologies dont était atteint le malade et si possible de préciser la cause de la mort.
Quand le chirurgien l’estime nécessaire, le pathologiste peut se rendre en salle d’opération pour un examen extemporané. Des coupes fines effectuées au cryostat sont examinées en temps réel et permettent d’orienter l’intervention chirurgicale.
C’est parce qu’il rassemble les demandes de nombreuses institutions hospitalières partenaires, que l’IPG atteint cette taille critique qui lui permet l’acquisition d’un équipement de pointe, renouvelé chaque fois que les exigences techniques l’exigent. C’est également la raison pour laquelle le personnel est hautement qualifié : il n’y a en effet pas de qualité sans une très haute définition du paramètre humain.
Equipe médicale
Dr N. Myant (responsable), Dr M.-R. Culot, Dr J-L. Dargent, Dr P. Delrée, Dr A.-P. Draguet, Dr I. Gielen, Dr J. Grodos, Dr D. Lacremans, Dr E. Laterre, Dr G. Müller, Dr P. Ngendahayo, Prof. M. Nicaise, Dr M. Oana, Dr M. Pétein, Dr I. Schroeder, Dr L. Wayllace. et sur le site de Bruxelles : Dr C. Mestdagh (responsable), Dr I. Origer, Dr A. Raat, Dr V. Radermacher.
Dernière mise à jour : 28 février 11 |